Comme les autres régions du pays qui ont déjà bénéficié du projet, la région du N’zi a désormais son chantier école dans le secteur de la petite mine. Le vendredi 28 août 2020, M. Jean Claude Kouassi, Ministre des Mines et de la Géologie, a en effet procédé au lancement officiel du septième chantier école à Booré Akpokro, dans la sous-préfecture de Djangokro (département de Dimbokro). Une action qui s’inscrit, tout comme la répression contre l’orpaillage clandestin, dans le Programme National de Rationalisation de l’Orpaillage (PNRO) et qui vise, en plus du maillage du territoire national en petits centres de formation en matière d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle, le développement du secteur de la petite mine. Ce, à travers la reconversion des acteurs de l’exploitation illicite d’or en artisans miniers légalement constitués, et respectueux des règles du métier et de l’environnement. Lancé depuis le 28 janvier 2019 à Bozi (Bouaflé), l’initiative totalisera, avant la fin de l’année 2020, dix chantiers écoles pour une capacité de formation d’environ mille artisans miniers par an.
Cette vision imprimée au projet chantier école n’a pas laissé indifférent M. N’guessan Koffi Lataille, président du Conseil régional du N’zi, par ailleurs Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Construction et de l’Urbanisme chargé du logement social, qui a dit sa joie de voir cette réforme s’implanter dans sa région. Il s’est également dit convaincu que cette innovation impulsée par le Ministre Jean Claude Kouassi sera au plus grand bénéfice des populations directement concernées, mais aussi de l’Etat, par la redynamisation de la situation socio-économique dans le N’zi.
Ministre technique portant le projet, M. Jean Claude Kouassi a invité la jeunesse du N’zi en général, et la première promotion du chantier école de Booré Akpokro en particulier, à adhérer résolument au projet, avec à l’esprit les possibilités radieuses en perspective, notamment l’auto-emploi, la création de richesse, la fin de plusieurs trafics aux effets néfastes, et la protection de leur environnement. « A la fin de votre formation, ceux qui en feront la demande, dans le respect du Code minier, obtiendront leur autorisation pour vivre décemment de l’artisanat minier », a assuré le Ministre des Mines, avant d’ajouter : « Une fois formés aux bonnes pratiques, vous serez installés sur des sites dédiés et continuerez à bénéficier de l’encadrement de la SODEMI. (…) Je vous invite donc à prendre, dès aujourd’hui, l’attache de la Direction Régionale des Mines et de la Géologie de Dimbokro où vous trouverez, auprès de nos agents, une oreille attentive, un accompagnement personnalisé et une volonté de vous aider ». Egrenant les actions dont la conjugaison contribuera à mettre fin à l’orpaillage clandestin, le Ministre Jean Claude Kouassi a évoqué, outre le projet chantier école, la reprise de la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle, l’installation des artisans miniers dans les couloirs minéralisés, la réactivation des Comités Techniques Locaux (CTM), et la relance de la coopération avec les pays limitrophes.
Pour rappel, la répression menée contre l’orpaillage clandestin dans la région du N’zi par la Brigade de Répression des Infractions au Code Minier (BRICM), a permis le déguerpissement de 20 sites illicites, la saisie de 85 motopompes, d’une broyeuse, de deux motocyclettes, de drogue, de mercure, et d’une quantité d’importante de minerai. A cela, s’ajoutent l’interpellation et le déferrement de 4 orpailleurs clandestins.