12 chantiers écoles au lieu de 10, initialement prévus avant la fin de l’année 2020. C’est ce seuil important qu’a atteint hier, à Assiè Kokorè (Bongouanou), M. Jean Claude Kouassi, Ministre des Mines et de la Géologie, en procédant au lancement officiel du chantier école de la localité. Une action vivement saluée par les populations, surtout par la chefferie et les hauts cadres de la région du Moronou.
S’adressant à une population réceptive à sa présence et attentive à son message, le Ministre Jean Claude Kouassi a édifié son auditoire en expliquant le bien-fondé du projet chantier école, à savoir : “garantir, à travers une formation de qualité, un encadrement et un suivi réguliers des artisans miniers, la création d’emplois pérennes et décents et un développement économique durable du secteur de la petite mine”. “Le projet chantier-école est une réponse concrète et tangible du Gouvernement ivoirien au chômage des jeunes”, a ajouté le Ministre, suscitant ainsi la joie de la jeunesse et des potentiels impétrants
Aux apprenants de la première promotion du chantier école d’Assiè Kokorè, le Ministre Jean Claude Kouassi a donné l’assurance que l’Administration des Mines continuera d’accélérer la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle. “Une fois leur autorisation obtenue, les artisans miniers seront tous installés dans des couloirs minéralisés dont le premier a ouvert ses portes à Daoukro”, a précisé le Ministre, avant d’indiquer qu’avec le concours des partenaires au développement, son département procèdera à l’acquisition de kits indispensables à l’exploitation minière artisanale.
Notons qu’avec le lancement de ce 12e chantier école, ce sont 1200 artisans miniers qui seront formés par an. A ce jour, 330 impétrants se perfectionnent aux techniques de l’exploitation minière artisanale et semi-industrielle dans les chantiers-écoles déjà fonctionnels. 120 autres ont achevé leur formation et sont en instance de sortie. En outre, 44 jeunes ivoiriens issus des chantiers écoles de Bozi (Bouaflé) et Katiendé (Boundiali) ont trouvé un emploi à l’issue de leur apprentissage.